Présentation par Xavier Naudeau, ancien étudiant à HETIC

Je présente dans mes précédents post l’ouverture sur le web dont fait preuve HETIC. A la fois de par le parcours proposé mais également de par la diversité des métiers du web qui sont couverts.

Cependant, tous les métiers d’internet sont-ils sur un pied d’égalité face à une formation web aussi jeune ? Il faut comprendre que le choix de traiter beaucoup de sujets pénalise la qualité de chacune des matières de la même manière qu’une page contenant beaucoup de liens sortant dilue d’autant plus la popularité diffusée vers les pages cibles.

L'équilibre difficile d'une formation

Garder le bon équilibre dans une formation est toujours compliqué

Alors d’après mes renseignements sur la formation actuelle, les étudiants SEO des nouvelles promotions sont légèrement moins confrontés au problème que je vais développer. En effet sur mes 3 années d’études, je n’ai eu qu’un espace de temps relativement court, de quelques cours plus exactement, pour m’intéresser au référencement naturel en fin de 3ème année. Puis, plus rien.

Il semblerait que la tendance tende à s’inverser et c’est à mon avis pour le plus grand bien des futurs marketeux et chefs de projets web pour à la fois monter en compétence et savoir reconnaître les problématiques SEO.
En dehors de l’aspect formation, ce qui peut expliquer le fait que le SEO prenne une place grandissante aujourd’hui dans la formation est en particulier la modification qu’apporte HETIC chaque année pour répondre au mieux aux attentes des étudiants et du marché du travail. Les étudiants SEO et les professionnels gagnant en maturité ont provoqué une avancée certaine de ce métiers au sein d’HETIC.

Il est évident que je ne dénigre pas l’enseignement qui nous a été apporté en 3ème année qui fait que je peux me qualifier avec le recul d’étudiant SEO. Je déplore simplement le manque d’intérêt qui a été porté à la matière en comparaison de cours sur du graphisme qui représentent au final un secteur encore plus niché étant donné que le référencement naturel s’allie, dans notre cursus, à la majorité des enseignements (développement, intégration, ergonomie, migrations, lancement de site, URL, …).

Etudier le SEO, ça consiste en quoi ?

Alors au final, en tant qu’étudiant SEO, on fait quoi ? Et bien il s’agit essentiellement d’auto-formation. Toute la difficulté du parcours réside là. Trouver à la fois des stages sur lesquels monter en compétence (le cas de tous les étudiants) et à la fois des projets qui ont une problématique sur laquelle vous pouvez monter en expertise tout en s’éloignant le moins possible du référencement naturel (j’ai réalisé en tout 1 projet sur une problématique SEO). Cependant il ne faut pas renier les projets parallèles. L’enrichissement d’un profil de référenceur naturel ne dépend pas uniquement de ses connaissances SEO pur. L’ouverture aujourd’hui qui s’active de plus en plus dans le métier relie de plus en plus de domaines. Il est important de se préparer à avoir une “spécialisation” SEO suivant les préférences des individus.
Un petit listing des domaines complémentaires :

  • Le développement : Que ce soit pour la partie code serveur pure ou gestion de base de données et d’accès serveurs, il est toujours utile de pouvoir appréhender les contraintes des DSI
  • L’intégration : Une des bases du SEO intervient dans la construction de la page html, c’est pourquoi le minimum est de connaître quelques balises
  • L’ergonomie : L’optimisation d’un parcours utilisateur et surtout le bon positionnement des contenus, bannières et call to action influencent de nombreux paramètres pris en compte par GoogleBot
  • La gestion de projet : Toute la difficulté du SEO est d’intervenir avant chaque mise en ligne de contenu, il est donc important de savoir manier diplomatie et tact pour venir s’intercaler dans les plannings
  • L’analyse de trafic : Regarder l’impact des missions sur le trafic (taux de rebond, visites, trafic marque/hors marque, part du SEO, …) et mettre à jour sa stratégie

Une fois que l’on touche à tout, il est plus aisé d’ouvrir son panel de compétence à plus qu’une simple dénomination de “SEO”. Pour continuer dans ce sens je vais vous présenter les 3 stages que j’ai réalisés :

  1. En fin de 3ème année à HETIC j’ai fait mon premier stage dans le web en tant qu’intégrateur/développeur avec une toute petite partie d’optimisation SEO. Toutes les bases techniques ont été ainsi solidifiée. L’objectif n’était pas tant de devenir bon mais d’avoir un bagage suffisamment solide pour appréhender les demandes qui seraient réalisées par la suite.
  2. En stage de 4ème année, j’ai essentiellement fait du marketing et du SEO. Cela comprends de la relation client, du SEA, du CRM et de la gestion de campagnes de mailing. Là encore, tout était à faire, asseoir les notions de marketing de la H4 pour ensuite décoller et créer sa propre expertise.
  3. Enfin une alternance de 5ème année dans une agence avec pour mission : du référencement naturel. C’est là que j’ai pu faire converger les différentes compétences acquises jusque là.

Quelques reflexions

Alors il est vrai qu’il n’existe aujourd’hui pas de formation attitrée pour le refnat’, pas de diplôme HETIC spécialisé pour le référencement naturel puisque la formation reste aujourd’hui encore généraliste sur le web. Mais une fois encore, le cursus n’enferme pas ses étudiants dans un métier. Le fait d’acquérir en 3 ou 5 ans plusieurs bases créé des synergies entre des métiers et permet aux étudiants de s’infiltrer dans les failles de l’entreprises et d’être le ciment liant plusieurs professions pour au final se rendre indispensables.

J’insiste encore sur ce point, connaître le métier de son voisin aidera toujours à faire avancer le projet dans sa globalité et c’est ce à quoi nous sommes formés.

Alors pour résumer ce parcours en tant qu’étudiant SEO, je dirais qu’il aura été riche. Certes la matière en soi n’a été qu’effleurée, mais aujourd’hui ce qui fait que j’estime avoir réussi mon cursus à HETIC, c’est de voir que je comprends les contraintes imposées aux différents corps de métiers du web avec lesquels je peux travailler et donc que je peux projeter les stratégies que je mets en place en fonction de cela.

4 Responses so far.

  1. Romain says:

    Hello,

    Il existe la formation exact, la licence pro (en alternance ou initiale) “Référenceur et rédacteur web” à Mulhouse 😉

    Au plaisir,

  2. Chacha says:

    As-tu cherché si il existait des étude SEO avant la rédaction de ton article? Une formation existe, on peux être étudiant SEO 😉

    http://www.licence-referencement.fr/

    Au plaisir,

  3. Le sujet a déjà été traité aux travers de billets qui parlent de formations au SEO, mon billet ne concerne que mon retour d’expérience dans un cadre spécifique, celui d’HETIC qui ne propose pas de formation complète à ce sujet.

  4. Michael says:

    Oui c’est bien dommage que les écoles et formations de l’internet dispensent trop peu de cours sur le SEO. En deuxième année du DUT MMI de Montbéliard, on en entrevoit. Après comme dit plus haut, la Licence RRW existe.